Positions de l'Église primitive

Publié le par Alliance

 

De nombreux dirigeants chrétiens aujourd’hui - qui sont historiquement de doctrine évangélique, fondamentaliste, ou orthodoxes, et croient la Bible, le Nouveau Testament - prêchent en connaissance de cause un substitut humaniste, introduit dans l’Église au seizième siècle.

Historiquement, il y a eu cinq positions théologiques de base sur le Mariage et le divorce dans l’église chrétienne depuis le premier siècle.

 

Les quatre premières de ces cinq positions sont :

1. La position " patristique ou des premiers Pères "

2. La position " prétéritive ou augustinienne "

3. La position des " fiançailles ou de l’engagement "

4. La  position de " consanguinité ou du mariage illégal "

Ces quatre positions de l’église primitive font toutes cette conclusion :

La Bible enseigne que le Mariage est pour la vie,

et que divorcer et se re-marier avec une autre personne

tant que le premier conjoint est toujours en vie

est interdit

et constitue un adultère. 

STEELE et RYRIE disent :

« Une recherche attentive parmi les centaines de manuscrits écrits par les dirigeants de l’église des cinq premiers siècles a révélé que, à une exception près - AMBROSIASTER, un écrivain latin du quatrième siècle - les Pères de l’Église étaient unanimes dans leur compréhension de l’enseignement de Jésus et de Paul : si l’on devait subir la malheureuse expérience d’un divorce, quelle qu’en soit la cause, le re-mariage n’était pas permis.

C’est demeuré la position régulière de l’église jusqu’au seizième siècle, où ÉRASME a suggéré une position différente, qui a été reprise par les théologiens protestants. »




 

                     5. La  position " historique ou vision d’Érasme "

La cinquième position historique, qui n’a pas été écrite avant le seizième siècle, est appelée vision érasmienne - ou vision protestante traditionnelle.
Elle enseigne que le parti innocent est autorisé à divorcer et, par la suite, à se remarier avec une autre personne en cas d’adultère, d’abandon, ou d’impureté morale.

De nos jours, cette position est appelée la théorie de l’exception de Matthieu et Paul, ou la vision protestante traditionnelle.

Desiderius ÉRASME (1467-1536), qui a donné son nom à cette doctrine, était aussi connu sous le nom d’ÉRASME de Rotterdam.
Aujourd’hui, il est reconnu dans les bibliothèques d’université comme le prince des humanistes. Ce même homme a été déclaré hérétique par l’église romaine, et la plupart de ses écrits furent interdits ou brûlés.
ÉRASME traduisit le Nouveau Testament latin en anglais et, au début, encouragea la Réforme. Lorsque LUTHER étudia les écrits d’ÉRASME, il adopta certaines de ses positions, mais il finit par le désavouer et déclarer qu’il était un sceptique et un rationaliste.
La Réforme protestante eut lieu sous l’égide de Martin LUTHER, qui déclara que la Justification était par la foi seule. Plus tard, LUTHER apprit la vérité sur le style de vie de cet homme très intelligent et talentueux.

À la mort d’ÉRASME, LUTHER dit :

« Il le fit [mourir] sans la Lumière et sans la Croix... Je maudis ÉRASME, et tous ceux qui ont une pensée contraire à la Parole... ÉRASME mérite une grande haine... Je vous avertis de le considérer comme l’ennemi de Dieu... Il enflamme les passions les plus viles de jeunes hommes, et considère le Christ comme je considère Klaus NERR (le fou du roi). »

Dans son traité, ÉRASME introduisit l’idée que le Mariage pouvait être dissous.

Cela lui semblait monstrueusement cruel qu’un couple soit obligé de rester ensemble dans la chair, quand ils n’étaient plus - ou peut-être n’avaient jamais été - unis dans l’esprit.

Dans ses notes sur le Nouveau Testament, il introduit de longues excuses pour le divorce, à partir de textes tels que 1 Corinthiens 7 et Matthieu 5 et 19, disant que Jésus approuvait le divorce - à cause de la dureté de cœur des gens - et que ceux dont les mariages sont déjà en danger devraient obtenir le divorce et être autorisés à se re-marier.

Voilà quelles étaient ses conclusions, sans tenir aucun compte de ce que les autres versets bibliques, les clairs, enseignaient.

Après l’établissement de ce faux point de départ, qui était totalement contraire à la théologie de l’église primitive, d’autres réformateurs ont ajouté d’autres raisonnements faux à cette base corrompue, appliquant Deutéronome 24, 1-4 comme preuve d’approbation divine du divorce et du droit au re-mariage.

 

  Qui voulons-nous croire ?

 

Voulons-nous croire ÉRASME, l’hérétique humaniste immoral, dont l’enseignement sur le Mariage et le divorce contredit tous les enseignements de nos premiers Pères chrétiens et défie ce que Paul et Jésus Christ ont clairement enseigné ? Ou voulons-nous croire l’apôtre Paul et le Seigneur Jésus Lui-même ?
Toute doctrine bâtie sur une base fausse est une fausse doctrine, et cela entraîne ceux qui la reçoivent à s’éloigner d’une réponse scripturaire pour adopter leurs propres idées erronées. 2 Timothée 4, 4 dans la Parole vivante.

La fausse doctrine d’ÉRASME, il faut s’en souvenir, n’était qu’une parmi cinq positions historiques.

De nombreux réformateurs, et théologiens actuels, ont complètement ignoré les quatre autres et ont adopté la vision d’ÉRASME. En faisant ainsi, ils font s’accomplir la scène que Jésus décrivit à propos des derniers temps :

Mais comme ont été les jours de Noé... on se mariait et on donnait en mariage...

Cela décrit parfaitement la plupart des églises d’aujourd’hui.

Si vous le désirez, vous pouvez en lire davantage sur les enseignements d’ÉRASME, que son contemporain, Martin LUTHER, a maudit et déclaré être un ennemi de Dieu. Pour en apprendre plus sur cet homme, qui a écrit la théorie de l’exception de Matthieu et Paul, légitimant le divorce et le droit au re-mariage, tout ce que vous avez à faire est d’aller à la bibliothèque et trouver des livres écrits sur ce prince des humanistes, ou par lui.
La véritable tragédie c’est que ses enseignements et sa philosophie imprègnent la majorité des ouvrages, concernant le Mariage et le divorce, écrits par des auteurs chrétiens évangéliques !

Les dirigeants d’église qui prêchent que nous devons arrêter l’humanisme dans nos écoles et le gouvernement enseignent eux-mêmes un humanisme pur, non dilué, en prêchant la vision érasmienne depuis leur chaire !

 

 À suivre...
Pour l'approfondissement de ces notions !

 

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