Clause " dite " d'exception 2

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Deuxième clause " dite " d'exception

Matthieu 19, 8-9

Il leur dit :
« Moïse, à cause de votre dureté de cœur, vous a permis de répudier vos femmes ;
mais au commencement il n’en était pas ainsi.
Et Je vous dis que quiconque répudiera sa femme,
non pour cause de fornication, et en épousera une autre,
commet adultère ;
et celui qui épouse une femme répudiée,
commet adultère. »

Matthieu 19, 8-9

 

Notez la grande similitude entre ces versets et ceux de Marc et Luc.

Afin de voir comment ils se ressemblent, récrivons-les ici. Ôtons les “ clauses d’exception”  pour voir s’ils s’accordent avec ceux sur lesquels nous avons bâti notre base scripturaire jusqu’à présent. Voici ces mêmes versets, en ayant simplement ôté la partie concernant l’exception :

Mais Moi, Je vous dis que quiconque répudiera sa femme...
la fait commettre adultère ;
et quiconque épousera une femme répudiée,
commet adultère.

Matthieu 5, 32

 
Et je vous dis que quiconque répudiera sa femme...
et en épousera une autre, commet adultère ;
et celui qui épouse une femme répudiée,
commet adultère.

Matthieu 19, 9

N’est-ce pas surprenant ?! Pas de contradictions !

Le seul problème est de décider de ce que l’expression « si ce n’est pour cause de fornication » signifie réellement. Nous pouvons en avoir un aperçu en éprouvant les traductions et interprétations courantes de cette expression.

 

A. Les fausses interprétations modernes

 

- fornication 

- manque de chasteté 

La traduction du mot porneia implique que toute personne est mariée jusqu’à ce qu’il ou elle découvre que son conjoint a manqué de chasteté ou fait preuve d’immoralité. À ce moment-là, cette personne a le droit, non seulement de divorcer, mais aussi d’épouser une autre personne. La déduction logique qui s’ensuit est que Dieu approuve le divorce et approuvera donc le remariage avec un autre individu.

C’est ce que certains ont enseigné à partir de ces versets de Matthieu, en utilisant Deutéronome 24, 1-4 pour étayer cette thèse. Ils enseignent même que, si un mari ou une femme ne comble pas les désirs et impulsions sexuelles de son conjoint, cela constitue une “ fornication inversée ” et est un motif de divorce, qui justifie un remariage. La base scripturaire inappropriée utilisée pour justifier cet enseignement tordu de la fornication inversée est 1 Corinthiens 7, 3-4 :

Que le mari rende à la femme ce qui lui est dû,
et pareillement aussi la femme au mari.
La femme ne dispose pas de son propre corps, mais le mari ;
et pareillement aussi le mari ne dispose pas de son propre corps,
mais la femme.

1 Corinthiens 7, 3-4

Considérer cette vision de l’impuissance comme un motif de divorce est effrayant ! Si cette théorie était vraie, la seule façon pour une jeune fille d’éviter l’éventualité que son futur mari la laisse tomber serait d’ “ essayer ” sa capacité sexuelle avant l’heure ! Pas seulement sa capacité à accomplir l’acte physique, mais aussi à porter des enfants. De peur qu’une fois mariée elle ne découvre trop tard qu’elle est impuissante ou stérile. En se basant sur ce faux enseignement, si son mari découvrait ses limites physiques, il pourrait se débarrasser d’elle et en épouser une autre.

 

  • Autre interprétation moderne selon laquelle l’expression « si ce n’est pour cause de fornication » signifie ceci : si mon conjoint se retrouve impliqué dans toute forme d’impureté morale, j’ai des motifs en accord avec l’Écriture pour divorcer et épouser quelqu’un d’autre. Je n’y suis pas obligé, mais cette expression m’en donne le droit.

 

D’abord, répètons-le, il n’y a pas de Paroles de l’Écriture affirmant que l’adultère est un motif de divorce. Dans l’Ancien Testament, un adultère était lapidé à mort.

Dans le Nouveau Testament, Jésus a pardonné à la femme prise en flagrant délit d’adultère. Mais, remarquez sur quelle base Il fonde le pardon : « Va et ne pèche plus » - c’est-à-dire arrête !

Jésus n’a jamais toléré le péché ; Il a promis de pardonner le péché, seulement si nous arrêtons de pécher. Jésus n’a jamais sauvé un homme dans ses péchés, mais de ses péchés. 1 Jean, 5-7 nous dit que sans véritable repentance, aucun péché ne sera effacé.

Mais quel est le vrai sens scripturaire du mot fornication ?

 

 

B. Examen du mot porneia : fornication

 

1. Définitions

Les définitions des mots adultère et fornication sont bien distinctes :

a. fornication

- porneia en grec :
- relations sexuelles illicites entre personnes non-mariées.
- coït prémarital

Exode 22, 16 ; Deutéronome 22, 28-29 ; Matthieu 5, 33 ; 19, 9 ; Jean 8, 41

 

b. adultère

- moikeia (et mots dérivés) en grec :

- violation volontaire du contrat et de l’Alliance de Mariage, par l’un ou l’autre des partenaires, en s’engageant dans des relations sexuelles, ou en désirant être avec une autre personne.

- relations sexuelles hors mariage.

Deutéronome 22, 22 ; Exode 20, 14 ; Lévitique 20, 10 ; Proverbes 6, 32-33 ; Matthieu 15, 18-20

Il faut noter que, dans la Bible, le terme porneia est utilisé de trois façons différentes : un sens strict, un sens large, et un sens précis. La plupart des érudits sont d’accord avec ces usages.
 

 

2. Sens large de porneia

 

Dans son sens large, porneia vient d’une racine qui signifie vendre.

On l’utilisait en général pour faire référence à la vente d’esclaves dans un but de prostitution. Cela inclut l’adultère, les perversions sexuelles, la bestialité, et la prostitution.

Ce sens large se trouve plusieurs fois dans l’Ancien Testament et est mis en avant - par ceux qui essaient de prouver que la fornication signifie toute sorte d’immoralité - comme le seul sens trouvé dans les Écritures. Bien sûr, ce n’est pas le cas.

 

3. Sens strict de porneia

 

Dans ce sens strict, nous trouvons porneia utilisé pour parler spécifiquement des rapports sexuels avant mariage. Une fois encore, nous utiliserons les versets clairs pour faire la lumière sur ceux qui ne le sont pas.

En 1 Corinthiens 7, Paul parle spécifiquement à des célibataires :

 

Or, pour ce qui est des choses au sujet desquelles vous m’avez écrit,
il est bon à l’homme de ne pas toucher de femme ;
mais, à cause de la fornication,
[rapports sexuels illicites, coït prémarital]
que chacun ait sa propre femme,
et que chaque femme ait son mari à elle.

1 Corinthiens 7, 1-2

 
Essayer d’appliquer le sens large de porneia (toute sorte d’immoralité) à ce verset serait complètement irréaliste et d’une herméneutique peu solide. C’est particulièrement vrai si on réalise que Paul s’adressait à des chrétiens.

On trouve un autre exemple au chapitre 8 de Jean, lorsque Jésus dit aux Juifs que, bien qu’ils se revendiquent fils d’Abraham, leurs actions prouvent qu’ils sont fils du diable. En une réponse humiliante, les pharisiens disent à Jésus, en faisant référence à Sa propre naissance :

...Nous ne sommes pas nés de la fornication...
Jean 8, 41

 

       Parole Vivante dit :

Nous ne sommes pas nés hors mariage...
 
Il ne serait pas juste de dire que porneia ici signifie prostitution, adultère, perversions sexuelles, ou bestialité. En langage courant, les pharisiens disaient : « Nous avons été conçus par Abraham et Sarah, pas par Agar ou une autre. Spirituellement, nous sommes vraiment hébreux. »

Leur choix des termes, cependant, porte un deuxième sens ou une implication : « Nous ne sommes pas illégitimes, mais Toi, Tu l’es ! »

 

 

4. Sens précis de porneia
 

Une autre utilisation stricte de porneia est ce que nous appellerons « l’utilisation précise ». Cela signifie, le cas où on utilise des termes spécifiques, en opposition à des termes généraux, pour décrire une situation.
Par exemple, si l’on dit : « Il y a un panier de fruits, » c’est une utilisation au sens large. Mais si l'on dit : « il y a un panier de pommes, poires, oranges, bananes, raisins, pêches et nectarines » c’est une utilisation précise. Une pomme est un fruit ; une orange est un fruit, mais une pomme n’est pas une orange, et une orange n’est pas une pomme. Mais chacune est un fruit !

En 1 Corinthiens 6, 9-10, nous trouvons une utilisation au sens strict de porneia, très précise :

Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point du royaume de Dieu ?
Ne vous y trompez pas : ni fornicateurs, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés,
ni ceux qui abusent d’eux-mêmes avec des hommes,
ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni outrageux, ni ravisseurs,
n’hériteront du Royaume de Dieu
.
1 Corinthiens 6, 9-10


 
Toutes ces conditions, décrites par Paul dans ces versets, pourraient être qualifiées d’immoralité, de péché, ou d’impureté. Mais au lieu de cela, Paul a utilisé des termes précis.

Dans ce cas, on pourrait dire : la fornication est péché ; l’adultère est péché, mais la fornication et l’adultère ne sont pas la même chose.

La fornication porneia signifie des rapports sexuels illicites entre des personnes non-mariées, tandis que l’adultère moikeia signifie des rapports sexuels hors mariage. C’est donc précis, strict, et ainsi un exemple clair de cette utilisation.

On peut en trouver d’autres exemples en Matthieu 15, 19 ; Marc 7, 21 ; Galates 5, 19-21

Matthieu a écrit principalement aux Juifs, pour prouver que Jésus-Christ était le Messie. Il traitait spécifiquement de questions et de problèmes de thématique juive, comme le Messie, la prophétie, la mauvaise interprétation des Lois juives, les fiançailles, le Mariage, et le divorce.

Lorsque nous aborderons les “clauses d’exception” dans les chapitres 5 et 19 de Matthieu, il est essentiel que nous gardions cela à l’esprit, afin d’interpréter correctement.

Jusqu’à présent, nous avons montré qu’essayer de donner à fornication le sens d’adultère, immoralité ou manque de chasteté viole la vérité évidente de nos versets de base clairs (Luc 16, 18 ; Marc 10, 11-12 ; 1 Corinthiens 7, 10-11, 39 ; Romains 7, 2-3.)

Si cela signifiait l’une de ces trois choses, alors nous devrions complètement éliminer tous les versets singuliers clairs que nous avons étudié jusqu’à présent, ou on ne pourrait vraiment pas les interpréter de cette façon.

Si fornication, dans les chapitres 5 et 19 de Matthieu, signifie que l’adultère, le manque de chasteté, ou l’immoralité générale sont des motifs de divorce et donnent le droit de se remarier tant que le premier conjoint est encore en vie, alors Jésus et Paul étaient tous deux dans l’erreur.

Et si nous croyons qu’ils étaient dans l’erreur sur ce sujet important, comment leur faire confiance sur les autres ?

Jésus a dit que les couples devenaient " Une Seule Chair ". Et Il a aussi dit qu’ils ne pouvaient pas être séparés.

Paul a dit en 1 Corinthiens 7 (paraphrase) :

 

« Si vous vous séparez,
 restez célibataire ou remariez-vous avec votre unique mari.
Si vous divorcez et en épousez un autre
avant que votre premier époux ne meure, vous êtes adultère ;
et à moins que vous ne vous repentiez de ce péché,
vous n’hériterez pas du Royaume de Dieu. »

Pour comprendre le véritable sens des clauses dites " d’exception ” nous devons comprendre ce que Matthieu disait vraiment aux Juifs, dans les chapitres 5 et 19 de Matthieu. Nous devons comprendre les habitudes sociales et coutumes des personnes auxquelles Matthieu devait s’adresser.

Lorsque Matthieu a inséré l’expression « si ce n’est pour cause de fornication », il l'a fait à cause de ses lecteurs juifs et leurs coutumes sociales uniques concernant les fiançailles.

Beaucoup d’écrivains de nos jours, en lisant les versets de base clairs en Marc et Luc, disent :

« On ne peut pas prendre ces versets seuls,

il faut inclure Matthieu 5 et 19 pour équilibrer. »

Ce dont ces hommes n’ont pas conscience, c’est que Matthieu a été écrit après Marc et Luc. Cette soi-disant exception n’était pas disponible lorsque Marc et Luc ont été écrits.

La vérité est que
ce n’est pas du tout une exception !

Une fois que nous avons compris la signification historique et la pertinence sociale des “ exceptions de fornication porneia ”, il devient évident que Jésus, dans les chapitres 5 et 19 de Matthieu, était totalement en accord avec tous les passages de l’Écriture concernant le Mariage et le divorce.

Il confirmait encore le caractère universel et permanent des Lois du Mariage. Il insistait encore sur Son désir que nos vies soient pures et chastes. Mais Il montrait aussi aux Juifs que la concession que Moïse avait faite prenait fin.

Il n’était pas nécessaire de parler de ces idiosyncrasies dans les Évangiles de Marc et Luc. Marc a été écrit aux Romains et Luc aux Grecs. 

 

 

5. Porneia et la relation de fiançailles

 

Avant l’époque du ministère terrestre du Christ, les Juifs avaient établi une pratique sociale unique, appelée Fiançailles. C’est un mot moins employé dans notre société actuelle. Cette période commence lorsqu’un couple décide de se donner en mariage l’un à l’autre, et elle se termine avec le Mariage lui-même.

De nos jours, l’homme donne habituellement à la jeune femme une bague de fiançailles. Cet acte et cette annonce signifient en général qu’ils ont cessé de chercher autour d’eux et se préparent maintenant aux Vœux de Mariage.

Il y a cependant des différences importantes entre les fiançailles juives du temps de Jésus et celles d’aujourd’hui, et elles sont significatives :

 
  Jésus en Luc 15, fait référence à cette coutume dans la parabole de la drachme perdue :
Ou quelle est la femme, qui, ayant dix drachmes,
si elle perd une drachme,
n’allume la lampe et ne balaye la maison,
et ne cherche diligemment jusqu’à ce qu’elle l’ait trouvée ?
et l’ayant trouvée, elle assemble les amies et les voisines,
disant :
« Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé la drachme que j’avais perdue. »

Luc 15, 8-9

 
Pourquoi, ayant perdu quelques centimes, dépenserait-elle plusieurs euros pour une fête lorsqu’elle la retrouve ? Mais avez-vous déjà vu une jeune fille qui a perdu sa bague de fiançailles ? C’est l’affolement jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée. Toute la maison est en chantier, et elle retourne tout jusqu’à ce qu’elle la trouve.

C’est la même chose avec la femme de la parabole. Elle avait reçu de son fiancé les “ pièces nuptiales ”, puis elle en avait perdu une. Ces pièces étaient la preuve de leur contrat, et elles étaient un cadeau d’amour très précieux pour elle.

En plus des pièces nuptiales, selon le statut financier du futur époux un mohar, ou dot, était donnée aux parents de la jeune fille À partir de ce moment-là, les jeunes gens étaient fiancés, s’engageant à se marier.

Dans d’autres sociétés, telles que la nôtre, si le couple, après s’être fiancé, changeait d’avis, ils rompaient simplement et recommençaient tout. 

Dans la société juive, cependant, quand des jeunes gens étaient fiancés, on s’attendait à ce que leur relation soit consommée dans le Mariage. Les deux partis se préparaient dans l’attente de la célébration du Mariage. En général, ils savaient que le Mariage aurait lieu dans l’année ou les 18 mois à venir, et ils deviendraient " Une Seule Chair " aux Yeux de Dieu.

Si jamais ils décidaient de se séparer, ils ne pouvaient pas s’en tenir là. Un couple fiancé dans la société juive devait obtenir un divorce légal pour se séparer.

Simplement fiancés ?
Oui !
Mais pour se séparer il fallait en passer par un divorce légal.

Pour comprendre ce que Jésus disait aux chapitres 5 et 19 de Matthieu, il est impératif de prendre cela en compte !

 

Voyez le chapitre 1 de Matthieu.

 

C’est l’une des histoires de la Bible que nous connaissons le mieux. La plupart des gens l’ont lue de nombreuses fois, ou entendu lire, et ont cependant manqué une vérité importante qui révèle cette idiosyncrasie sociale juive.

Lisez très attentivement :

Or la naissance de Jésus Christ arriva ainsi :
sa mère, Marie, étant fiancée à Joseph, avant qu’ils fussent ensemble,
se trouva enceinte par l’Esprit Saint.
Mais Joseph, son mari,
[simplement fiancé -verset 18- cependant appelé son mari]
étant juste, et ne voulant pas faire d’elle un exemple,
se proposa de la répudier secrètement.
[littéralement : il avait l’intention de la répudier, ou de divorcer.
Bien que pas encore marié, Joseph allait divorcer de Marie.]
Mais comme il méditait sur ces choses, voici,
un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant :
Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre auprès de toi Marie ta femme,
[femme, pas fiancée]
car ce qui a été conçu en elle est de l’Esprit Saint...
Or Joseph, étant réveillé de son sommeil,
fit comme l’ange du Seigneur le lui avait ordonné,
et prit sa femme auprès de lui ;
et il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté son fils premier-né ;
et il appela son nom Jésus.

Matthieu 1, 24-25


 
Jésus, étant juif, connaissait cette coutume juive des fiançailles, et l’obligation de divorcer pour les rompre. Il a fait en sorte que Matthieu en parle dans ces passages de l’Écriture. Ce n’était pas une exception universelle, mais plutôt une clarification pour les Juifs en ce qui concerne la relation de fiançailles.

Jésus disait que, si pendant la période de fiançailles, on découvrait que l'un ou l'autre des fiancés avait commis la fornication (porneia)  alors, et seulement alors - avant que les Vœux du Mariage les ait unis en " Une Seule Chair " pour la Vie aux Yeux de Dieu - on pouvait divorcer.

Lorsqu’on a compris la relation juive des fiançailles, ces passages de l’Écriture s’accordent pleinement avec nos versets de base, et il n’y a pas de contradictions. Cette vérité sur la période de fiançailles, et le divorce légal, n’était pas un fait obscur de la vie juive. Au contraire, c’était un trait très important, reconnu à tous les niveaux de la vie sociale juive.

Quand la nuit de noces arrivait pour un couple fiancé, la maison de la mariée était bien éclairée. Dans une attente joyeuse, les amies de l’épouse observaient le chemin entre les maisons des mariés. Tard dans la nuit, on pouvait voir des torches arriver sur le chemin, tandis que l’époux et ses amis arrivaient.

Alors s ’élevait le cri : « Voici l’époux, voici l’époux ! »

Toute effervescente, l’épouse sortait à la rencontre de l’époux, et ils rentraient ensemble, avec leurs amis, dans la maison de l’époux. Sur le trajet, des voisins sortaient et leur souhaitaient du bonheur. À la maison de l’époux, il y avait une fête, jusqu’à presque minuit, heure où le Mariage juif traditionnel s’accomplissait, avec les Vœux appropriés.

La dernière étape du mariage juif était lorsque l’époux emmenait l’épouse dans la chambre nuptiale et là, pénétrait l’épouse, déchirant ainsi l’hymen, et prouvant sa virginité.

Cette pratique était si importante que le Mariage d’une vierge avait en général lieu le mercredi.

Ainsi le mari qui voulait déposer une plainte contre son épouse - parce qu’elle n’était pas vierge - pouvait la déposer devant la Cour le jeudi. La Cour se réunissait tous les jeudis pour entendre ce genre de plaintes. Si l’on pouvait apporter des preuves de telles accusations, il y avait un procès public Deutéronome 22, 13-21.

Au verset 15, il est parlé des « signes de la virginité » apportés comme preuve par les parents de la jeune fille. Ce signe était porté parmi les vêtements de l’épouse au moment de la consommation du mariage. Le mari devait remettre ce signe aux parents de l’épouse après. Il portait les traces de sang de l’hymen rompu et était accepté comme preuve de la virginité de l’épouse.

Dans les cas où l’homme déposait une fausse plainte contre son épouse, le verset 19 dit qu’il devait payer au Père de l’épouse cent pièces d’argent pour le mauvais bruit qu’il avait fait courir, et il était lié à cette épouse pour la vie. Il ne pouvait pas tirer avantage de la concession que Moïse avait faite pour les Juifs au cœur dur en la répudiant plus tard.

Si, cependant, on pouvait prouver que la femme n’était pas vierge - qu’elle avait commis la fornication avant le mariage - elle était lapidée à mort, et l’homme était libre de se remarier. Deutéronome 22, 20-21
 

 

C. Comparaison des Écritures

Voyons Luc 16 :

Quiconque [Paul] répudie sa femme et en épouse une autre,
commet adultère

Luc 16, 18

 
+ Paul divorce d'Aline et épouse Brigitte. Jésus dit que c’est de l’adultère.

a d u l t è r e

+ Paul et Brigitte se sont légalement mariés par la société, mais Jésus appelle cela de l’adultère.

a d u l t è r e

+ Maintenant, Jésus dit que si Luc épouse Aline (le parti innocent), il est aussi adultère.

a d u l t è r e

Regardez l'image suivante :

- Paul a légalement divorcé d'Aline - car il a une liaison avec une femme, Brigitte, avec laquelle il se "re" marie

- Aline - légalement divorcée - se "re"marie avec Luc

Si l’expression « si ce n’est pour cause de fornication »

signifie

« si ce n’est pour adultère »

ou « si ce n’est pour cause d’immoralité ou manque de chasteté »,

alors

Paul serait maintenant libre de se remarier, n’est-ce pas ?

C’est ce qui est prêché aujourd’hui…

Mais ce n’est pas ce que Jésus a prêché !

 

Nous devons décider quel enseignement nous voulons suivre  !

Certains disent que " Aline ayant commis l’adultère contre Paul lorsqu’elle a épousé  légalement Luc, Paul est maintenant libre de pouvoir se  "re" marier avec quelqu'un d'autre, car c’est de l’impureté morale. "

C’est vrai :
- c’est de l’impureté morale.
- C’est un manque de chasteté.
- C’est de l’adultère.

Mais Jésus a dit que Luc était toujours en situation d’adultère, même après le mariage de Paul avec quelqu'un d'autre :

…et quiconque épouse une femme [Aline]
répudiée par son mari, [Paul]
commet adultère.

Luc 16, 18

 
Paul, Aline, Luc et Brigitte, la femme que Paul a " épousée " sont tous - pour Jésus - en train de commettre l'adultère !!
Luc, bien que célibataire (avant son mariage avec Aline) est considéré comme commettant l'adultère : il prend la femme de son prochain ! Pourtant Paul a bien divorcé d'Aline et a commis adultère envers elle (avant et après le divorce) car Paul et Aline sont toujours " Une Seule Chair " aux Yeux de Dieu...
Jésus l’a dit !
Si Jésus savait ce qu’Il disait dans les versets clairs, alors ceux qui interprètent « si ce n’est pour cause de fornication » comme adultère, immoralité ou manque de chasteté, lorsqu’il s’agit d’une personne mariée, se trompent.

Cela ne peut pas avoir l’un de ces sens et cependant s’accorder avec l’ Enseignement du Christ !!

Les adultères n'hériteront pas du Royaume des Cieux ...
 

 

  À suivre...
Pour l'approfondissement de ces notions !

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