La Bible & le divorce 1

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Ils disent à Mes prophètes :
« Taisez-vous, nous ne voulons plus de vos rapports ! »
Ou bien ils disent :
« Ne nous dites pas la vérité ! Dites-nous de bonnes choses !
Dites-nous des mensonges !
Oubliez toute cette sombre tristesse :
nous en avons plus qu’assez entendu de votre « Saint d’Israël » et de tout qu’Il dit. »

Voici la Réponse du Saint d’Israël 
…à cause de cela,
cette iniquité vous sera comme une brèche qui s’écroule,
un renflement dans un mur élevé,
dont la rupture arrive subitement, tout à coup.
Et Il le brisera comme on brise un vase de potier, qu’on casse sans ménagement :
et, dans ses fragments, il ne se trouvera pas un tesson
pour prendre du feu au foyer ou pour puiser de l’eau à la citerne.
Car ainsi dit le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël :
« C’est en revenant et en vous tenant en repos que vous serez sauvés ;
dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force.

Ésaïe 30, 13-15

 
Avant d’entamer ce sujet très controversé, il était impératif d’établir ce que la Bible dit à propos :
- de l’Origine de tous les Mariages

- du caractère universel des Lois du Mariage
- du sérieux des Vœux prononcés devant Dieu
- de la durée de l’Alliance de Mariage

L’incapacité à reconnaître ces vérités bibliques a engendré une myriade de livres, proposant des solutions contraires aux Écritures, basées sur les expériences et échecs passés de l’homme - et non sur ce qu’a dit le Seigneur.

 

  POINT DE DÉPART BIBLIQUE

 

Le premier pré-requis lorsqu’on veut connaître une vérité biblique est d’établir un point de départ, une prémisse sûre.Toute argumentation forte, si elle est basée sur une proposition de départ fausse, est une erreur, peu importe à quel point elle paraît logique ou plaisante !
Même si elle a pour résultat l’extraordinaire explosion de croissance d’une église, si cette argumentation est basée sur un point de départ faux, c’est quand même une erreur et elle sera jugée comme telle par Dieu. Il est impossible d’étudier honnêtement le sujet en question si la fondation scripturaire est fausse. L'herméneutique - ou science de l’interprétation des Écritures - affirme que les principes d’une interprétation biblique sûre sont le mieux respectés quand les passages scripturaires qui semblent peu clairs sont interprétés à la lumière des passages qui sont clairs. 

Si vous comparez et évaluez l’Écriture avec l’Écriture, vous découvrirez que la Bible est elle-même son meilleur commentaire !

Lorsqu’on compare les Écritures entre elles, il y a une règle qu’on ne doit pas oublier : les versets les plus simples sont les plus importants.

Tous les versets obscurs et apparemment contradictoires
doivent être soumis
aux passages qui sont clairs et concis.
Dans la plupart des cas, l’obscur sera éclairé par le clair, et un verdict sûr pourra être rendu. Selon la documentation actuelle sur le sujet du mariage et du divorce, les seuls passages applicables aujourd’hui seraient la Loi de Moïse et Matthieu, chapitres 5 et 19.

Nous étudierons d’abord les passages clairs, non contradictoires, des Écritures pour voir si nous pouvons établir une position claire et cohérente à partir du Nouveau Testament. Ensuite, basés sur cette position, nous traiterons des passages obscurs et apparemment contradictoires. Avec cette approche, vous découvrirez qu’il n’y a pas de contradictions. Il n’y a pas de passages obscurs. La Parole de Dieu est, encore une fois, pleinement cohérente.

PASSAGES CLAIRS du NOUVEAU TESTAMENT sur le DIVORCE

Les passages bibliques qui établissent une position doctrinale claire concernant le Mariage et le divorce, et auxquels tous les versets obscurs devraient être comparés sont les suivants :

A. Marc 10, 2-12

B. Luc 16, 18

C. Romains 7, 2-3

D. 1 Corinthiens 7, 39

E. Hébreux 13, 4

F. Malachie 2, 14-16

A. Marc 10, 2-12

En abordant cette partie, notons tout d’abord que l’Évangile de Marc a été écrit aux Romains (des non-Juifs). Dans ce même livre, Jésus parlait aux pharisiens, qu’Il appelait « fils de Satan ». 
Et des pharisiens vinrent à Lui, et, pour L’éprouver, Lui demandèrent :
« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? »
Et Lui, répondant, leur dit :
« Qu’est-ce que Moïse vous a commandé ? »
Et ils dirent :
« Moïse a permis d’écrire une lettre de divorce, et de répudier sa femme. »
Et Jésus, répondant, leur dit :
« Il vous a écrit ce commandement à cause de votre dureté de coeur ;
mais au commencement de la Création, Dieu les fit mâle et femelle,
c’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme,
les deux seront " Une Seule Chair " ;
ainsi ils ne sont plus deux, mais " Une Seule Chair ".
Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
Et dans la maison encore, Ses disciples L’interrogèrent sur ce sujet ;
et Il leur dit :
« Quiconque répudiera sa femme et en épousera une autre,
commet adultère envers la première ;
et si une femme répudie son mari, et en épouse un autre,
elle commet adultère ! »

Marc 10, 2-12
- Premièrement,  qui pose la question ?
Les pharisiens.

- Deuxièmement, quelle était leur motivation ?
L’Écriture nous dit qu’ils détestaient la façon dont Jésus mettait à jour leur fausseté religieuse et permettait qu’on les voie comme les opportunistes religieux qu’ils étaient.

pour L’éprouver,
Lui demandèrent :
« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? »

Marc 10, 2
Si nous pouvons comprendre ce que Marc voulait dire par cette expression « pour L’éprouver », cela nous dévoilera leur motivation. Ils essayaient de piéger Jésus ! Matthieu, Marc et Luc ont consigné la façon dont les dirigeants juifs envoyaient des pharisiens et des gens d’Hérode, pour piéger Jésus. Ils cherchaient à Lui faire dire quelque chose qu’ils pourraient présenter aux Romains comme une parole subversive, afin de Le faire mourir.

En Luc, au chapitre 20 ils demandèrent :

« Nous est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? »
Luc 20, 22
Ce type de question posée à Jésus, c’est comme si aujourd’hui quelqu’un vous demandait si vous avez arrêté de battre votre femme ou de tromper votre mari. On ne peut pas répondre à ces questions sans avoir de problèmes avec quelqu’un. C’est pareil avec cette question-là : il ne suffit pas de dire oui ou non…
Leur objectif était
- soit que les Romains Le recherchent pour insurrection,
- soit que les zélotes juifs soient en colère contre Lui parce qu’Il acceptait de payer les impôts à Rome. Ces zélotes pensaient qu’on ne devait payer aucun impôt.

Cependant Jésus dit :

« Montrez-moi un denier ! »
Luc 20, 24

Lorsqu’ils le firent, Il demanda :

« De qui a-t-il l’image et l’inscription ? »
Luc 20, 24
Ils répondirent :
« De César ! »

et Jésus dit :

« Rendez donc les choses de César à César, et les Choses de Dieu à Dieu ! »
Luc 20, 25

Le verset 26 est très beau :

Et il ne pouvaient Le surprendre dans Ses Paroles devant le peuple ;
et étonnés de Sa réponse, ils se turent.

Luc 20, 26
Jésus échappa au piège qu’ils avaient tendu pour Le détruire.Tout comme les pharisiens essayèrent de piéger Jésus en Luc 20, ils essayèrent encore en Marc 10. Il est impératif que nous connaissions ce contexte pour comprendre la Réponse de Jésus.

 

1. Libéral ou conservateur ?

Les pharisiens demandaient à Jésus :

« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? »
Il jouaient encore la politique de partis. Tout comme nous avons aujourd’hui une " droite " et une " gauche " politiques et religieuses, que l’on appelle parfois " libérale " ou " conservatrice ", ainsi en était-il des Juifs au temps du Christ. Il y avait deux courants principaux d’interprétation religieuse enseignés au temps de Jésus au sujet de Deutéronome 24 :
Si un homme prend une femme et l’épouse,
et qu’il arrive qu’elle ne trouve pas grâce à ses yeux,
parce qu’il aura trouvé en elle quelque chose de malséant,
il écrira pour elle une lettre de divorce, et la lui mettra dans la main,
et la renverra hors de sa maison.
Et elle sortira de sa maison et s’en ira, et elle pourra être à un autre homme.
Et si le dernier mari la hait,
 et qu’il lui écrive une lettre de divorce et la lui mette dans la main,
et la renvoie de sa maison,
ou si le dernier mari qui l’avait prise pour sa femme vient à mourir,
alors son premier mari, qui l’a renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour être sa femme,
après qu’elle aura été rendue impure ;
car c’est une abomination devant l’Éternel,
tu ne chargeras pas de péché
le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage.

Deutéronome 24, 1-4
Ces deux interprétations bien connues faisaient le sujet de constants débats parmi les rabbins. Ces écoles rabbiniques, comme on les appelait, portaient le nom de leurs fondateurs :
- L’interprétation libérale avait été exposée par Rabbi Hillel.

Pour lui, ce passage du Deutéronome signifiait que, si un homme était marié, et que sa femme l’embarrassait devant ses parents, lui criait dessus, dansait en public les cheveux lâchés, faisait brûler le pain - ou simplement s’il trouvait une plus jolie fille - cela serait un motif de divorce, avec la possibilité d’épouser quelqu’un d’autre. Aujourd’hui, on appelle cela « l’incompatibilité d’humeur ».

D’autre part, si la femme découvrait que son mari était lépreux, avait une tumeur, était hérétique, ou engagé dans un commerce salissant - tel que tanneur ou artisan en chaudronnerie d’art - et que cela lui devienne insupportable, cela serait un motif de divorce, et elle serait libre d’épouser quelqu’un d’autre.

- La position conservatrice avait été exposée par Rabbi Shammai. Il disait que le divorce était possible seulement en cas de non-chasteté. Seule l’impureté morale constituait un motif de divorce et permettait le remariage. Aujourd’hui, nous appellerions cela « la théologie chrétienne dominante ». Si vous lisez les théories actuelles sur le Mariage et le divorce,  il devient évident que la doctrine de Shammai s’est imposée parmi nous.

Si l’enseignement de Shammai était vrai, alors Jésus a complètement raté une occasion de choix pour l’appuyer.
 

2. La réponse de Notre Seigneur

Comment Jésus a-t-il répondu à ces pharisiens ? Il a ignoré Hillel et Shammai, comme s’ils n’existaient pas. Jésus n’a jamais été impressionné par les interprétations dominantes en vogue à Son époque. Il les a appelées  traditions.

Mais Lui, répondant, leur dit :
« Ésaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites ;
comme il est écrit :
Ce peuple-ci M’honore des lèvres, mais leur coeur est fort éloigné de Moi ;
mais ils M’honorent en vain,
enseignant comme doctrines, des commandements d’hommes.
Car, laissant le Commandement de Dieu,
vous observez la tradition des hommes, de laver les pots et les coupes ;
et vous faites beaucoup d’autres choses semblables. »
Et Il leur dit :
« Vous annulez bien le Commandement de Dieu,
 afin de garder votre Tradition
. »

Marc 7, 6-9
Ou, dans Parole vivante :
« Vous rejetez les lois de Dieu et les foulez aux pieds
au nom de la Tradition.»

Les enseignements de Shammai et de Hillel étaient tout ce qui restait de la véritable Norme divine du Mariage après que les dirigeants religieux s’en furent occupés.

 

 3. Les dangers des traditions

En Matthieu 23, Jésus a réprimandé les dirigeants religieux pour cette même pratique :

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites !
Car vous payez la dîme de la menthe et de l’aneth et du cumin,
et vous avez laissé les choses plus importantes de la Loi,
le jugement et la miséricorde et la fidélité ;
il fallait faire ces choses-ci, et ne pas laisser celles-là.
Guides aveugles, qui coulez le moucheron et qui avalez le chameau !
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites !
Car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat ;
mais au dedans, ils sont pleins de rapine et d’intempérance.

Matthieu 23, 23-25

 
L’apôtre Paul nous avertit contre ce danger aujourd’hui - le danger de remplacer ce que Jésus a enseigné par les traditions des hommes :
Comme donc vous avez reçu le Christ Jésus, le Seigneur,
marchez en Lui, enracinés et édifiés en Lui, et affermis dans la foi,
selon que vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâces.
Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie
par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes,
selon les éléments du monde, et non selon Christ !

Colossiens 2, 6-8

Ou, dans Parole vivante :

leurs réponses fausses et creuses,
bâties sur les pensées et idées des hommes
au lieu de l’être
sur ce que le Christ a dit.

Colossiens 2, 8


 
Ici se trouve l’un des plus grands dangers dans l’église aujourd’hui.De nombreux pasteurs qui craignent Dieu, pressés par les limites de leurs emplois du temps, mais percevant pourtant l’urgence de ce problème du divorce dans l’église, cherchent désespérément ce que les autres hommes disent.

Le résultat, c’est des philosophies bâties sur les pensées et idées des hommes. Jésus a totalement ignoré et les enseignements de Shammai et Hillel pour ce qu’ils étaient. Il n’en a tenu aucun compte ! Ils étaient des enseignements d'hommes, contraires à ce que Dieu a déclaré.

Cela devrait nous donner une idée de la valeur de nos théories les plus importantes aux Yeux de Dieu si elles ne sont pas fondées sur Sa Parole, et en cohérence avec Elle.

 

 

4. À la recherche d’une autorité

 

En Marc 10, Jésus a répondu aux pharisiens en les renvoyant à la seule autorité qu’ils reconnaissaient. Les écrits du seul homme sur lesquels leurs lois étaient basées, avant que les soi-disant penseurs ou autorités s’en soient emparés :
« Qu’est-ce que Moïse vous a commandé ? »
Et ils dirent :
« Moïse a permis d’écrire une lettre de divorce, et de répudier sa femme. »
Et Jésus, répondant, leur dit :

« Il [Moïse, pas Dieu] vous [Juifs au cœur dur et au cou roide] a écrit ce commandement
à cause de votre dureté de cœur…

Marc 10, 3-5
Jésus montrait que durant le temps où Moïse était dirigeant, il a initié une situation - ou dispensation - particulière pour s’accommoder aux circonstances rebelles qu’il rencontrait lorsqu’il s’occupait d’Israël.
Ce n’était pas la norme !
C’était un ajustement, un compromis, une concession…         
« Il [Moïse] vous a écrit ce commandement à cause de votre dureté de cœur
Marc 10, 5

 
W. DAVIES, dans son article sur Le divorce dans le Nouveau Testament, publié dans L’encyclopédie de le Bible standard internationale], Vol. II, p. 863-864, dit :
« Le but de Moïse était de s’ajuster, et ainsi de mitiger un mal qu’il ne pouvait pas extirper… La loi mosaïque apparemment, du côté du mari, rendait cela aussi difficile que possible pour lui d’obtenir un divorce. »

Il est intéressant de noter que la lettre de répudiation mosaïque n’était jamais applicable en cas d’adultère. Ce n’était pas applicable, parce que l’adultère était puni par la lapidation à mort. Encore une fois, je cite W DAVIES, dans le même passage, p. 864 :

« Nous ne connaissons aucune version qui fasse du mot hébreu signifiant quelque chose de malséant l’équivalent de la fornication ou de l’adultère. Et, en effet, de par la nature même du cas, nous sommes forcés d’appliquer ces mots à une faute ou un crime mineur, car, par la loi mosaïque, la punition de l’adultère était la mort Deutéronome 22, 20 et suiv.. »

La rédaction d’une lettre de répudiation résultait d’autres raisons, mais jamais de l’adultère. L’adultère n’a jamais été une cause de divorce dans la Bible. Cause d’une sentence de mort, oui, mais jamais de divorce.

Une fois que vous établissez ce fait dans votre pensée, les autres réponses viendront d’elles-mêmes.

L’adultère n’a jamais été une cause de divorce dans la Bible.
C’est pourquoi Moïse a commandé que, s’ils insistaient pour répudier leur femme, ils en donnent, par écrit, la vraie raison, afin que de mauvais récits ne puissent pas circuler sur la femme. Vous devez réaliser, en lisant cela, que quoi que Moïse ait autorisé la nation d’Israël à faire, c’était

- un compromis,
c'était
- contraire au Dessein originel de Dieu tel qu’on le trouve en Genèse 2, 22-24.

 

Au chapitre 32 de l’Exode, la solution de Dieu donnée à Moïse était claire. Tandis que Moïse était sur la Montagne à recevoir le Décalogue, la nation d’Israël avait demandé à Aaron de lui faire un Veau d’or. Lorsque Moïse descendit, Israël était en train d’adorer le  Veau en une célébration païenne.

Alors, Dieu dit à Moïse :

J’ai vu ce peuple, et voici c’est un peuple de cou roide !
Et maintenant laisse-Moi faire, afin que Ma Colère s’embrase contre eux,
et que Je les consume ;
[les efface]
et Je ferai de toi
une grande nation.
Exode 32, 9-10

Si Moïse n’avait pas intercédé, l’histoire d’Israël aurait été radicalement changée ce jour-là. Tous les cas que Moïse aura à traiter avec Israël par la suite devront être, si je peux encore utiliser ce terme, un compromis, contraire au Dessein originel de Dieu.

Jésus disait :

« Ne croyez pas que Moïse ait agi à la manière de Dieu,
cela a été introduit seulement
parce que vos ancêtres ne pouvaient pas être dirigés et maîtrisés. »

Voici les Paroles suivantes de Jésus en Matthieu 19 :

« Moïse, à cause de votre dureté de cœur,
vous a permis de répudier vos femmes ;

[Notez bien ceci ! Voici le pivot :
Moïse a fait cela à cause de vos coeurs durs, en raison de circonstances atténuantes]

mais au Commencement il n’en était pas ainsi. »
Matthieu 19, 8
Jésus a ignoré Hillel et Shammai ; Il a clairement exposé la fondation charnelle par laquelle Moïse avait permis ou ordonné la rédaction d’une lettre de répudiation. Maintenant, Il remonte au delà de Moïse, aux Origines. Jésus est retourné à la Norme éternelle de Dieu, la Loi Divine Universelle du Mariage.

L’expression « au Commencement » signifie, en fait, en grec - et en français : « depuis le Commencement » Si Jésus avait dit : « au Commencement », cela aurait pu signifier quelque chose de bien différent, mais Il a dit « depuis le Commencement ». En grec, c’est écrit au temps parfait, qui indique une action continue qui n’a jamais cessé. C’est vital à saisir si nous voulons comprendre ce que Jésus dit ici.

On pourrait le dire ainsi :

« Cela m’est égal ce que disent Shammai et Hillel. Je connais les circonstances atténuantes qui ont fait écrire à Moïse pour vos pères le précepte de répudiation. Mais voici ce que vous, pharisiens, avez besoin de savoir : cela n’a jamais été l’Intention de Dieu, depuis le Commencement jusqu’à maintenant, et à partir de maintenant. Voici la Loi Universelle de Dieu, inchangée ! Je la réaffirme maintenant, car Elle n’a jamais changé. »

mais au Commencement de la Création, Dieu les fit mâle et femelle,
c’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme,
les deux seront ” Une Seule Chair “ ; ainsi ils ne sont plus deux,
mais ” Une Seule Chair “.
Marc 10, 6-8
Est-ce que cela vous semble familier ?Jésus a dit ce que Son Père a dit  " au Commencement  "- et non ce que Moïse a dit, non ce que Shammai et Hillel ont dit, mais ce que Son Père a dit !
Ce donc
[Pourquoi « donc » ? Parce que Jésus vient juste de réaffirmer une Vérité divine
par laquelle toute l’humanité doit vivre aujourd’hui.]

que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas.
Marc 10, 9

Parole Vivante dit :

Aucun homme ne peut séparer [divorcer] ce que Dieu a uni !
Nous nous rapprochons de déclarations puissantes, irréfutables, faites par le Seigneur Jésus-Christ, que nous ne devons pas manquer !
Et dans la maison encore, Ses disciples L’interrogèrent sur ce sujet ; et Il leur dit…
Marc 10, 10
Jusque là, Jésus s’adressait à des pharisiens aveugles.
Maintenant Il enseigne la Vérité divine à l’Église.
Il bâtit une Base doctrinale sur laquelle l’Église puisse fonctionner. Quoi que dise Jésus ici, nous pouvons l’accepter comme une Vérité du Nouveau Testament :

- Ce n’est pas du légalisme.
- Ce n’est pas de la condamnation.
- Ce n’est pas la lettre de la loi qui tue.

Mais c’est simplement notre Seigneur rétablissant pour l’église cette Vérité, que le péché, la dureté de cœur, la religiosité, les compromis, et Satan, avaient essayé de lui voler.

Regardez le verset 11 :

Il leur dit :

« Quiconque… »

Marc 10, 11

Que veut dire le mot « quiconque » ?
Comparons l’emploi de ce même mot dans d’autres versets :

Quiconque croit en Lui ne périsse pas…
Jean 3, 16

- Cela signifie-t-il certains de ceux qui croient en Lui, ou tous ceux qui croient en Lui ?Tous, bien sûr !

Quiconque signifie tous !
…quiconque pratique le péché est esclave du péché.
Jean 8, 34

- Cela signifie-t-il :

- certains de ceux qui pratiquent le péché sont esclaves du péché,
- ou tous ceux qui pratiquent le péché sont esclaves du péché ?

Tous, bien sûr !
Dans chaque cas, cela inclut toutes les peronnes de la catégorie.

Ici encore, Jésus confirme que les Lois du Mariage divines sont universelles et ne s’appliquent pas seulement aux chrétiens nés de nouveau.
Donc, quand Jésus dit en Marc 10, 11 « quiconque », c’est un terme universel qui inclut toute personne de cette catégorie particulière - sauvée ou non.

De quel groupe de personnes Jésus parle-t-Il ici ?

« Quiconque répudiera sa femme… »
Marc 10, 11
Il parle de tout homme marié. Le mot grec pour répudier est apoluo, qui signifie relâcher ou mettre de côté.

Finis Jennings DAKE, dans les notes de la BIBLE ANNOTÉE de DAKE, sur un passage parallèle - Matthieu 5, 31, note e - dit : « répudier signifie divorcer et était compris ainsi par les Juifs… » Par conséquent, Jésus dit :

« Tout homme qui est marié et divorce de sa femme. »

 La suite :

« …et en épousera une autre, commet adultère envers la première. »
Marc 10, 11

Il commet l’adultère contre sa femme !

Pas de restriction ! Pas d’exception !
 Matthieu 5 et 19 donnent effectivement des restrictions, mais notre objectif ici est de d’abord, établir un point de départ biblique à partir des versets clairs, et ensuite d’éprouver les passages obscurs à la lumière des clairs. Nous traiterons des exceptions de Matthieu plus tard.

Pour le moment, cependant, Jésus Lui-même n’a pas donné d’exceptions dans l’Évangile de Marc, qui a été écrit principalement pour les Romains (des non-Juifs).

Au verset 12, Il change  l’ordre, mais Il établit la même Vérité, quand Il dit :

Et si une femme [toute femme] répudie son mari,
et en épouse un autre,
elle commet adultère
Ici encore, c’est sans exception !

Il est important de visualiser ce que Jésus a véritablement dit ici - pour montrer la prémisse, la base de son argumentation.

- Voici Paul et Aline, deux personnes. 

 

- Lorsque Paul et Aline se marient, ils ressemblent à ceci pour Dieu :

                                                         

Lorsqu’ils prononcent leurs Vœux, Dieu fait d’eux ” Une Seule Chair ” !

Jésus dit :

Si Paul divorce d'Aline …                 

- … et en épouse une autre...

   

Ils sont légalement mariés par la société, mais Jésus appelle cela adultère :

- …et en épouse une autre, commet adultère…

                                      

Jésus dit que Paul commet l’adultère contre Aline !

Comment cela est-ce possible ? Jésus n’a-t-Il pas dit que Paul avait divorcé d'Aline ? S’il a divorcé d'Aline, quelle qu’en soit la raison, comment peut-il commettre l’adultère ?

Jésus a dit :

…ainsi ils ne sont plus deux, mais ” Une Seule Chair “.
Marc 10, 8
                                                      
Remarquez comment Paul ne s’adapte pas  à Brigitte.

  Si Aline était de nouveau placée face à Paul, s’adapteraient-ils encore ? Bien sûr !

C’est ce que Jésus essaie de dire aux disciples : « Je ne reconnais pas le divorce des hommes ! »
Vous et moi ne pouvons pas détruire par un bout de papier légal  un péché immoral ou ce que Dieu a créé de façon surnaturelle : ” Une Seule Chair “ pour la vie !Même si Paul est passé par toutes les étapes légales d’un divorce terrestre, et que Brigitte et lui ont vécu une cérémonie de mariage socialement légale, Jésus a dit :
Aux yeux de Dieu, c’est une relation adultère !
« Quiconque répudiera sa femme
[ou son mari]
et en épousera une
[un]
autre,
commet adultère envers la première.
[le premier] »
Marc 10, 11
L’adultère est une relation sexuelle hors de l’union du Mariage.
Jésus dit que le mari et/ou la femme a divorcé de l’autre, et qu’en épousant une autre personne, ils commettent tous deux l’adultère contre l’autre. Cela ne peut signifier qu’une chose : Jésus ne reconnaît pas le divorce !

Il est simplement démontré, en Marc 10, que Jésus a totalement ignoré la tradition populaire locale :

- Il a expliqué que la lettre de répudiation de Moïse était une concession.

- Il a aussi rétabli la nature universelle et la juridiction de la Loi divine, du concept du Mariage, devenir ” Une Seule Chair “.

- Il a accompli cela en refusant de reconnaître le divorce, quelle qu’en soit la cause.


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